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La question
interculturelle dans les entreprises
Un enjeu pour la
profession
Une étude menée par le
Credoc Recrutement et mixité
culturelle
Gérer du personnel d'origine
variée
Prendre en compte les
particularismes culturels

Une étude menée par le
Credoc
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Ci-dessous quelques grandes lignes de cette
étude :
La satisfaction des besoins de
recrutement et, surtout, de fidélisation de la main d'œuvre passe dans
nombre d'exploitations par le recours à des ouvriers de nationalité ou
d'origine étrangère.
Recrutement et mixité
culturelle
La maîtrise de la langue française
constitue souvent un critère de recrutement surtout pour le personnel
qualifié. Selon les exploitations, on constate soit un recours privilégié
à une communauté d'origine, soit une volonté de privilégier la diversité
culturelle. L'objectif recherché peut être d'anticiper le possible
tarissement de certains viviers, ou d'éviter l'hégémonie d'une communauté.
L'emploi d'ouvriers d'origine ou de nationalité étrangère impose au
quotidien des contraintes plus ou moins spécifiques en matière
notamment d'hébergement et de communication au sein des équipes.
Gérer du personnel d'origine
variée
Certains exploitants adoptent un mode
de gestion communautaire. Le critère de l'origine peut alors définir
l'attribution des logements et la composition des équipes de travail.
D'autres exploitants refusent une telle gestion communautaire de la main
d'œuvre et mettent en place une gestion du personnel cosmopolite,
associant dans les mêmes équipes des ouvriers d'origines différentes. Ce
type d'organisation est justifié par un risque jugé moindre de
contestation et de conflits au sein des équipes.
Plusieurs
maraîchers évoquent l'existence
de tensions entre salariés d'origines différentes, entre Français
et étrangers, ou encore entre étrangers. Certains exploitants décrivent
cependant des relations interculturelles de qualité, qu'illustrent
une atmosphère conviviale ou encore des échanges de services entre
groupes d'origines différentes. De l'avis de plusieurs exploitants, la
qualité des relations intercommunautaires reposerait sur l'ancienneté des
relations entre les salariés, la participation effective des chefs d'entreprises
aux travaux agricoles, la mise en place d'évènements conviviaux
(repas de fin d'année, organisation d'une fête des enfants...) et
le respect des spécificités culturelles.
Prendre en compte les
particularismes culturels
Les maraîchers apparaissent dans
l'ensemble prêts à accepter les particularismes culturels et à les
intégrer dans leur gestion des ressources humaines, quitte à adapter
l'organisation du travail (usage d'une langue étrangère dans les relations
de travail, respect de pratiques ou d'interdits religieux et, plus
largement, référence à des valeurs différentes. . .).
Toutefois, les chefs d'exploitation
limitent la prise en compte de tels particularisme lorsque ceux-ci
entraînent une réduction de la productivité, l'éclatement du collectif de
travail et, surtout, la remise en cause de leur autorité.
Mais les spécificités culturelles
peuvent également enrichir les pratiques professionnelles du maraîchage.
En Touraine, des exploitants envisagent de valoriser certaines postures de
travail adoptées par des ouvriers asiatiques en mettant en place, avec la
Médecine du Travail, un module de formation.
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En conclusion, la diversité culturelle apparaît comme une
donnée de base du maraîchage à laquelle les chefs d'exploitation
s'adaptent et qu'ils intègrent dans la gestion du personnel et
l'organisation du travail. Lorsqu'elle se traduit par une non
maîtrise de la langue française, notamment à l'écrit elle leur
apparaît cependant être un obstacle trop grand à l'introduction
d'une nouvelle culture d'entreprise, imposée par les lois du marché,
définie par l'inscription dans une démarche qualité et une forte
réactivité. Ces difficultés replacent au centre de la problématique
des relations interculturelles la question de la formation et de la
qualification professionnelle de la main d'œuvre étrangère ou
d'origine étrangère.
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