Notre monde est riche de sa biodiversité animale et végétale. Cette biodiversité est autour de nous sur terre, dans l’eau et dans l’air. Sais-tu par exemple que l’on retrouve dans un mètre carré de sol dans une prairie jusqu’à 260 millions d’organismes vivants, de type invertébré dont les insectes* ?

Parmi la faune visible à l’œil nu, les insectes et leurs cousins sont très nombreux. Parmi les insectes, beaucoup ne font que passer dans les cultures sans s’y arrêter tandis que d’autres, appelés insectes phytophages, peuvent y faire beaucoup de dégâts car ils se nourrissent des plantes.
Lorsqu’ils sont trop nombreux, ces insectes phytophages provoquent de tels dégâts que les agriculteurs doivent intervenir pour protéger leurs cultures. Certains insectes, tels que les abeilles, peuvent quant à eux polliniser les fleurs, alors que d’autres se nourrissent des insectes phytophages qui détruisent les cultures. Ces insectes, que l’on appelle auxiliaires biologiques pour la protection des plantes, aident les jardiniers et les agriculteurs dans leur travail et leur présence est à préserver.

Intéressons-nous à ces auxiliaires que tu as certainement déjà croisés et apprenons à les reconnaitre. Mais méfiance, car contrairement à toi, leur apparence quand ils sont petits peut parfois être très différente de leur apparence d’adultes !

1) Pour ce faire, lis bien les quelques définitions suivantes et regarde avec attention les photos qui suivent.

2) Ensuite, tu répondras aux questions du quizz pour devenir un jardinier averti !

* Sols vivants, la face cachée de la biodiversité, Fiche clé n°1, Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité, avril 2015.

Plusieurs insectes comme les pucerons, les chenilles de papillon ou d’autres organismes vivants comme les limaces ou les oiseaux se nourrissent directement des plantes (phytophages) et peuvent faire beaucoup de dégâts dans les cultures de légumes si on les laisse faire, on les appelle des ravageurs.

Les plantes peuvent tomber malades et il est nécessaire que l’agriculteur ou le jardinier les soignent. Il peut alors utiliser des produits de traitement, l’équivalent des « médicaments » pour les plantes, afin de soigner ses cultures.

Parfois, il existe aussi des organismes vivants, les auxiliaires biologiques, qui protègent les cultures contre les ravageurs des plantes. Parmi ces auxiliaires biologiques, tu peux trouver des organismes vivants très variés : par exemple des bactéries, des insectes, des araignées et même des oiseaux, des mammifères comme le hérisson, ou encore des chauves-souris.
L’agriculteur qui protège ou parfois ajoute ces organismes dans ses cultures pour protéger les plantes fait ce que l’on appelle de la protection biologique.

Il n’existe pas toujours d’auxiliaires biologiques efficaces pour protéger les cultures contre tous les ravageurs des plantes. Le maraîcher ou le jardinier doit alors utiliser à la fois des auxiliaires biologiques et d’autres méthodes contre les ravageurs et les maladies de sa culture. On dit qu’ils les intègrent, d’où le terme de protection intégrée.

Le maraîcher cultive des légumes en plein champs ou sous serre

de manière professionnelle, grâce à lui, tu as de bons légumes frais dans ton assiette.

Je m’appelle chrysope. Classée dans les insectes, je suis gracieuse et mes yeux brillent comme de l’or. Je me délecte des pucerons et de tout ce qui passe à ma portée sur le feuillage des plantes quand je suis une larve.

C’est un de mes nombreux surnoms. Facilement reconnaissable quand je suis adulte avec mes petits points sur ma carapace rouge ou verte, je suis la coccinelle, un de tes insectes préférés. Très gloutonne, j’engloutis les pucerons, cochenilles et autres colonies d’insectes sur mon passage, surtout quand je suis une larve.

Je m’appelle Syrphe. Mon abdomen rayé me donne des allures de guêpe, ce qui éloigne mes prédateurs, mais en fait je suis une mouche et je n’ai que deux ailes, normal pour un diptère. Petit, je suis une larve sous forme d’asticot, et je suis très vorace de pucerons.

Moi l’araignée, je ne suis pas toujours appréciée à ma juste valeur. Tout d’abord je ne suis pas un insecte mais une arachnide car j’ai 8 pattes et non 6 ! Je ne suis pas très di cile dans mes repas, j’aime la plupart des insectes que j’attrape ou qui se piègent dans mes toiles soyeuses que je confectionne soigneusement avec un fil de soie.

Si l’araignée se plaint, que dire de mon surnom ? Sache, jeune humain, que tes oreilles ne m’intéressent absolument pas ! Je suis un forficule, insecte de mon état. Je m’active surtout la nuit à la recherche d’insectes morts ou vifs et même d’escargots pour mes repas. Bon je l’admets, j’aime déguster parfois un peu les légumes, les fruits et les fleurs mais pardonne-moi ce péché mignon.

Avec mon corps noir et mon allure d’insecte ordinaire, moi le staphylin, je passe inaperçu la plupart du temps. Pourtant je rends beaucoup de services aux cultures en consommant les nombreuses mouches qui s’attaquent aux racines des légumes comme la mouche du chou et la mouche des semis, et parfois des gastéropodes comme les limaces et escargots.

Je m’appelle carabe. Je peux être tout noir avec une armure solide et ornée de jolis petits points ou de jolies rayures, ou bien de couleur vive et brillant de tous mes éclats. Si tu regardes bien dans la terre ou sur les plantes, tu me verras facilement, en train de chercher des petites graines dont je raffole, ou bien à la recherche d’œufs de limaces et de larves de mouches dont je me nourris aussi, au plus grand bonheur des jardiniers !